Les 3 secrets pour trouver le meilleur bois de chauffage.

Le rendement et la pollution d'une cheminée ou d'un poêle à bois dépendent de sa conception, de l'intensité de son fonctionnement, mais aussi de la qualité du bois de utilisé. Voici quelques conseils pour choisir le meilleur bois pour votre foyer et réduire la pollution.

1 Comment reconnaître un bois sec ?

Les émissions polluantes augmentent considérablement lorsque le taux d'humidité du bois dépasse 25%. Le bois livré a généralement entre 15% et 40% d'humidité, avec une moyenne de 30%. Voici quelques indices pour reconnaître un bois sec :

  • Le poids du bois : si le bois est lourd, il est probablement trop humide.
  • La présence de mousse ou de champignons : cela indique également un excès d'humidité.
  • La facilité à enlever l'écorce : si l'écorce ne se détache pas facilement, le bois est trop humide.
  • Le son produit lorsqu'on frappe deux bûches l'une contre l'autre : un son sec et clair indique que le bois est prêt à être utilisé.

Vous pouvez également choisir de stocker votre bois à domicile pour accélérer le séchage. Il doit être gardé à l'abri des intempéries, sans contact direct avec le sol, dans un endroit bien ventilé et de préférence orienté au sud pour profiter du soleil.

2 Les meilleures essences de bois pour le chauffage

Les résineux ont l'avantage d'un pouvoir calorifique élevé, mais ils brûlent trop rapidement. Les bois durs sont donc les plus adaptés :

  • Le chêne : il est réputé pour sa combustion lente et régulière.
  • Le charme (hornbeam) : un autre bois dur qui produit une belle flamme et de la chaleur.
  • Le hêtre (beech) : il offre un bon rendement calorifique et une combustion uniforme.
  • L'orme (elm) et le robinier (locust tree) : ces deux espèces sont également reconnues pour leur excellent pouvoir calorifique.
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Méfiez-vous du châtaignier : c'est un bois dur, mais il éclate en brûlant. Privilégiez des bûches sans écorce pour limiter la pollution.

Les labels pour le bois de chauffage

Pour connaître le taux d'humidité du bois livré, il est recommandé d'acheter du bois labellisé. Les labels « France bois bûche », « NF bois de chauffage » ou « ONF Énergie bois » proposent différentes classes d'humidité à choisir selon vos besoins. Le taux d'humidité doit apparaître sur la facture en tant que garantie. Si ce taux est supérieur à 20%, le bois doit être stocké avant utilisation pour réduire l'humidité.

3 Conseils pour réduire la pollution liée au chauffage au bois

Pour limiter les émissions polluantes, voici quelques  :

  • Allumage par le haut (top-down ignition) : cette technique suisse permet de diminuer de moitié les émissions polluantes durant la phase d'allumage. Elle consiste à empiler les bûches avec les plus grosses en bas en laissant de l'espace entre elles, puis à mettre du petit bois sur le dessus.
  • Rechargement du bois : il doit être effectué dès que les flammes faiblissent, sans ouvrir trop longtemps les portes du foyer pour éviter le refroidissement de la chambre de combustion.
  • Entretien du conduit de cheminée : un bon tirage est primordial pour assurer une bonne qualité de combustion et un bon fonctionnement de votre installation. Votre conduit doit être en bon état et entretenu régulièrement. Les produits chimiques dits « ramoneurs » ne remplacent pas un vrai ramonage professionnel.

Maintenir votre vitre propre, avoir peu de cendres, et éviter les murs noircis sont autant de signes d'une combustion impeccable et de faibles émissions polluantes. En suivant ces conseils, vous optimiserez votre chauffage au bois tout en contribuant à préserver l'environnement.

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