Cumul des revenus en cas de création ou de reprise d’entreprise Pro web bâtiment

Que vous soyez en quête d’emploi ou en train de monter votre entreprise, cet article vous explique comment combiner vos allocations chômage avec les revenus de votre activité entrepreneuriale. Ce guide complet vous apporte toutes les informations nécessaires pour tirer parti des dispositifs actuels et optimiser votre revenu lors de la création ou reprise d’une entreprise.

Comment combiner allocations chômage et revenus d’entreprise

Tout ce qu’il faut savoir sur le cumul des allocations chômage avec les revenus d’une nouvelle activité entrepreneuriale. Cette section explore les différentes possibilités et conditions de cumul selon votre statut.

Qui peut bénéficier du cumul allocations-revenus ?

Le cumul des allocations chômage et des revenus d’entreprise s’adresse aux demandeurs d’emploi inscrits à France Travail (ex Pôle emploi). Cela concerne généralement les personnes souhaitant créer ou reprendre une entreprise, l’État et les partenaires sociaux offrant cette possibilité pour réduire les risques. Ce dispositif est destiné aux salariés, auto-entrepreneurs, intermittents du spectacle et autres travailleurs bénéficiant des aides ARE, ASS et ARCE.

Conditions de cumul pour les auto-entrepreneurs

Les auto-entrepreneurs peuvent combiner leurs revenus avec les allocations chômage après déduction de l’abattement pour frais professionnels. Le chiffre d’affaires déclaré est le montant brut auquel différents abattements s’appliquent : 71 % pour les activités d’achat/revente, 50 % pour les prestations de services, et 34 % pour les activités libérales. Chaque mois, l’auto-entrepreneur doit déclarer à France Travail son chiffre d’affaires afin que l’allocation soit recalculée.

Quel cumul pour les intermittents du spectacle ?

Les intermittents du spectacle relevant des annexes VIII et X bénéficient de règles spécifiques pour le cumul allocations-revenus. Leur allocation est calculée sur la base de leur salaire journalier de référence et les jours indemnisables sont ajustés chaque mois en fonction de leur rémunération. Par exemple, un intermittent avec un salaire brut mensuel de 2 800 € et une allocation journalière de 50 € peut cumuler ses revenus jusqu’à un plafond équivalant à son ancien salaire brut.

Calcul du cumul allocation chômage et revenu d’entreprise

Cette section explique en détail comment calculer le montant des allocations chômage cumulées avec les revenus d’une activité entrepreneuriale. Vous y trouverez des exemples concrets et des outils pour mieux comprendre les calculs.

Comment calculer le cumul pour les salariés ?

Les salariés peuvent cumuler une partie de leurs allocations avec leur nouveau revenu. Par exemple, un salarié ayant un ancien salaire brut de 3 000 € et une allocation journalière de 57 € peut cumuler son nouveau salaire de 2 100 € brut avec 4 jours d’allocation. Ce cumul est valable tant que le total n’excède pas le salaire brut précédent.

Exemple de calcul pour les auto-entrepreneurs

Un auto-entrepreneur générant un chiffre d’affaires mensuel de 1 500 € (après un abattement de 50 %) pourra cumuler ses revenus avec son allocation chômage recalculée mensuellement. Si son allocation sans activité est de 850 €, il percevra 70 % de cette allocation après déduction du revenu, soit environ 595 €. Des outils de simulation disponibles sur les sites de France Travail sont recommandés pour affiner ces calculs.

Le plafond du cumul et sa durée

Le cumul des allocations et du revenu est limité par un plafond qui ne doit pas dépasser l’ancien salaire brut. La durée du cumul est possible tant que les droits à l’ARE sont actifs. Pour un salarié ayant un ancien salaire brut de 2 500 €, le plafond cumulé de revenu et allocation ne doit pas dépasser ce montant.

Les dispositifs ARE, ASS et ARCE

Découvrez les différentes aides disponibles pour les demandeurs d’emploi créateurs ou repreneurs d’entreprise, incluant l’ARE, l’ASS et l’ARCE. Chaque dispositif est adapté à des situations spécifiques avec des conditions distinctes.

Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi (ARE)

Le dispositif ARE permet aux demandeurs d’emploi de cumuler leurs allocations avec des revenus entreprenariaux pendant 15 mois pour les moins de 50 ans. Au-delà, une allocation différentielle est calculée pour assurer un minimum de revenu. Les règles pour les plus de 50 ans sont plus flexibles. Par exemple, une allocation mensuelle basée sur un ancien salaire de 2 400 € brut permet de percevoir une allocation complémentaire si un revenu de 1 600 € est déclaré.

Allocation de Solidarité Spécifique (ASS)

Pour les bénéficiaires de l’ASS qui créent ou reprennent une entreprise, l’incitation financière se compose d’une allocation maintenue durant les premiers 3 mois et d’une prime de 150 € versée chaque mois jusqu’au douzième mois. Par exemple, pour un bénéficiaire créant une entreprise en janvier, l’ASS est maintenue à taux plein pendant les 3 premiers mois, puis complétée par une prime de 150 € chaque mois jusqu’en décembre.

Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise (ARCE)

Les bénéficiaires de l’ARCE reçoivent une aide financière égale à la moitié du reliquat d’allocation. Cette aide est versée en deux temps : la première moitié à la création de l’entreprise, et le solde six mois après. Par exemple, si le reliquat est de 6 000 €, le premier versement de 3 000 € intervient à la création de l’entreprise et le second après six mois d’activité continue.

FAQ sur le cumul des allocations et revenus d’entreprise

Une section de FAQ pour répondre aux questions récurrentes et apporter des précisions sur les modalités de cumul des allocations chômage avec les revenus entrepreneuriaux.

Combien de temps le cumul est-il possible ?

Le cumul des allocations chômage avec les revenus peut durer tant que les droits sont actifs et que le demandeur reste inscrit à France Travail. La durée dépend du revenu généré chaque mois et de la consommation des droits ARE. Des revenus élevés peuvent prolonger le cumul des allocations.

Quelles sont les conditions pour recharger ses droits ?

Le rechargement des droits est possible après avoir travaillé suffisamment pendant 130 jours au cours des 24 à 36 derniers mois, selon l’âge. Par exemple, un salarié ou auto-entrepreneur de 55 ans ayant travaillé 130 jours l’année précédente pourra recharger ses droits une fois ses allocations épuisées.

Quels sont les cas particuliers ?

Certains travailleurs comme les intermittents du spectacle et les micro-entrepreneurs ont des règles spécifiques. Par exemple, les intermittents soumis aux annexes VIII et X peuvent cumuler leurs allocations avec des salaires de nouvelles productions, tandis que les micro-entrepreneurs doivent déclarer leur chiffre d’affaires pour recalculer leur allocation.

Source : Ministère du travail – http://travail-emploi.gouv.fr/emploi/developper-l-emploi/creation-d-activite/article/cumul-des-revenus-en-cas-de-creation-ou-de-reprise-d-entreprise