Quand le bâtiment va, tout va.

Quand le bâtiment va, tout va.

Cette citation a été prononcé par Martin Nadaud (1815-1898), lors de l'Assemblée nationale législative en mai 1849.Dans son discours il dira : 

« Vous le savez, à Paris, lorsque le bâtiment va, tout profite de son activité. » (Discours à l'Assemblée nationale le 5 mai 1850), altéré en « Quand le bâtiment va, tout va ».

Comme député, il défend l'instauration de retraites ouvrières en 1879, de protections contre les accidents de travail, sur lesquels il intervient à plusieurs reprises (1881, 1883 et 1888) pour faire reconnaître la responsabilité de l'employeur (loi de 1898). Il demande aussi l'amnistie des Communards et se bat pour le développement d'un enseignement laïc dans chaque département, soutenant la loi du 28 mars 1882 (loi Ferry) sur l'instruction publique. Comme élu local, sa grande fierté est d'avoir obtenu la réalisation de la ligne de chemin de fer de Bourganeuf à Vieilleville inaugurée en 1883. Il aide également beaucoup à l'essor de la franc-maçonnerie en Creuse, en encourageant l'ouverture de plusieurs loges.

Parmi ses citations il dira :

« Un matin, mon garçon arriva tenant à la main une lettre. L'enveloppe portait "citoyen Nadaud, représentant du peuple". Les jours suivants, on venait me complimenter, tant cela paraissait étrange alors de voir arriver à la Chambre des députés un simple ouvrier maçon... » (Mémoires de Léonard).

Martin NadaudMartin Nadaud
Député (1849-1851
1876-1889)
Gouvernement    IIe République-IIIe République
Groupe politique    Républicains socialistes

né le 17 novembre 1815 - mort le 28 décembre 1898

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Date de dernière mise à jour : 28/02/2016