Histoire des plaques de plâtre

Augustine Sackett (* 1841 à Warren , † 1914 ) était un entrepreneur et inventeur américain.

Sackett

 

LE BREVET
Bureau des brevets des États-Unis d'Amérique: Inventeur: Augustine Sackett. Revêtements muraux intérieurs, Pat. N ° 520123, brevetée le 22 mai 1894. Le contenu de l'invention est la production de panneaux pour couvrir les murs des maisons-intérieur pour remplacer l'utilisation actuelle de planches de bois avec appliqué du plâtre . Le plâtre est étalée sur une feuille de papier et que le plus grand nombre de couches sont disposées au-dessus de l'autre, qu 'une plaque peut être préparé de l'épaisseur requise.

LA FABRICATION

La "plasterboard" est alors fabriquée avec un processus étonnant : le carton se déroule d’une bobine, vient tremper dans un bac de plâtre et fait ensuite sa prise sur une grande roue ! Le succès est immédiat. Dès 1904, Augustin Sackett a ouvert 4 usines et une nouvelle industrie est née. US Gypsum, un grand industriel du plâtre va ensuite développer le produit. En assurant la protection incendie des baraquements construits par l’armée américaine, la première guerre mondiale le consacre définitivement. La société anglaise British Plasterboard (BPB) achète le brevet en 1917, suivi par Placoplatre en 1946.

Historique

Si l’utilisation du plâtre dans la construction n’est pas nouvelle, c'est en 1894 aux États-Unis qu'est inventé le concept de la plaque de plâtre (plasterboard).
La technique de la plaque de plâtre a été apportée en France à la sortie de la Seconde Guerre mondiale par la société Placoplatre (filiale du groupe Saint-Gobain), créée à cette fin par les sociétés Plâtres Lambert, SAMC, Plâtrières de Crozon et Garandeau, au moment de la reconstruction, des industriels partis aux États-Unis pour trouver des moyens rapides et économiques de rebâtir la France.
En 1947 la première fabrication commence à Vaujours en Seine-Saint-Denis.
D'autres sociétés fabriquent des plaques de plâtre, notamment Siniat (nouveau nom des filières plâtres du cimentier Lafarge vendues en 2012 au groupe industriel Belge Etex), Knauf ....

Appellations
Usuellement, les plaques de plâtre portent différents nom selon les pays. En France elles s'appellent aussi "Placo", d'après le précurseur, nom qui est une marque déposée. En Belgique on les nomme plaques de Gyproc. marque déposée. Pour cette raison, l'Office québécois de la langue française préconise le terme "cloison sèche" qui désigne les cloisons qui sont posées sans liant.

Fabrication
En usine, le plâtre gâché avec des adjuvants est enfermé dans des feuilles de carton, composant ainsi des éléments de faible épaisseur, qui conservent malgré tout des propriétés mécaniques intéressantes.

Spécifications françaises

 


En France, les plaques utilisées doivent répondre aux spécifications de la norme NF EN 520 (2009) qui prévoit trois qualités de plaques :


type A (anciennement Standard) ;
type I (anciennement Haute Dureté) ;
Spécial feu (PPF) ;
type H1 (hydro)(PPM).


Elles sont constituées d'une âme en plâtre recouverte sur chaque face par une feuille de carton lisse, servant à la fois d'armature et de parement et dont les bords longs sont :
soit amincis BA, afin de permettre la dissimulation des joints, au moyen d'une bande noyée dans un enduit ;
soit arrondis SB (sans bande), le joint étant bourré, en général en deux passes, au moyen d'un enduit spécifique, ou au contraire laissé tel quel, sans aucun traitement, l'arrondi affirmant le joint est un motif de décoration ;
soit coupés BC, emploi et mise en œuvre identiques aux bords arrondis ;

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