Francis Heaulme, le manœuvre tueur en série

Crime et btp

Francis Heaulme est embauché à l'age de 22 ans par la société de Travaux publics SA Lorraine en 1981 en tant que manoeuvre. A cette époque il vivait chez ses parents. Sa folie meurtrière semble se déclanchée à la mort de sa mère, avec qui il entretient une relation fusionnelle et qui décède d'un cancer à l'age de 44 ans en 1984. 

Sa première victime Lionelle Gineste 17 ans, qu'il étrangle et poignarde, se déroulera trois semaines après le décès de sa mère. Le corps de la victime sera retrouvé dans la forêt de Puvenelle à Montauville en Meurthe-et-Moselle, le 5 novembre 1984.

Francis Heaulme sombre dans l'alcoolisme et ne se remet pas du décès de sa mère. En 1985, il est licencié pour faute grave de la SA Lorraine et trouve un nouvel emploi dans une entreprise de couverture-zinguerie, CTBE, située à Montigny-lès-Metz en Moselle. Le 28 septembre 1986, on retrouve les corps de deux enfants, Cyril Beining et Alexandre Beckrich habitants de Montigny-lès-Metz, une petite ville de la banlieue de Metz, Ils sont allongés sur le dos, massacrés à coups de pierre. L'un des gosses a la tête écrasée, enfoncée de 10 centimètres sous les pierres du ballast. Francis Heaulme travaille à 500m des lieux des crimes. Il est soupconné mais pas condamné au procès en avril 2014.

Vers la fin des années 90, la Lorraine TP a dû ouvrir ses archives. Les enquêteurs ont ainsi interrogés le chef d'entreprise et son chef de chantier, plusieurs employés ont étés suspectés de complicité, une très mauvaise publicité pour cette entreprise, mais qui malgré tout n'a pas eu trop d'incidences sur son activité, après tout Francis Heaulme n'y avait pas de poste à responsabilité.

Innocentés grâce aux archives de leur entreprise 


Joseph Molins un salarié de la Lorraine TP, a été condamné pour avoir assisté Francis Heaulme dans l’affaire Lyonelle Gineste. Il a été identifié après le tueur en série, et son emploi du temps a été reconstitué tardivement. Surtout, plusieurs autres employés de la Lorraine TP ont été dénoncés par Francis Heaulme et placés en garde à vue. Face à ces accusations, seules les archives de l’entreprise leur ont permis, des années après, de justifier de leurs activités et d’être innocentés. Les entreprises doivent conserver un temps les documents liés à leurs employés, mais peuvent les détruire légalement dans un délai qui est inférieur à celui de certaines enquêtes. Pourtant, ces données peuvent être facilement conservées grâce à la numérisation. Et cela peut se révéler utile en cas d’événement grave. Après tout, personne n’est à l’abri d’être un jour dans la nécessité d’y avoir recours en justice. 

©Didier Seban, avocat associé au cabinet Seban et Associés

 

 

 

 

Condamnations


  • Le 29 janvier 1994 la cour d’assises de Quimper le condamne à 20 ans de réclusion criminelle assortis d’une période de sûreté des deux tiers, pour le meurtre d’Aline Pérès au Relecq-Kerhuon le 14 mai 1989 grâce au témoignage de Philippe Delorme que Heaulme surnomme « le gaulois » SDF qui l'accompagnait et a assisté au début de l'agression.

  • Le 29 septembre 1995 la cour d’assises de Metz, le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 18 ans pour complicité de viol et meurtre de Laurence Guillaume le 7 mai 1991.

  • Le 24 mai 1997 la cour d’assises de Draguignan le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, pour le meurtre de Joris Viville à Port-Grimaud le 5 avril 1989.

  • Le 9 septembre 1999 la cour d’assises de Saint-Omer le condamne à 15 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Jean Rémy le 5 janvier 1992 à Boulogne-sur-Mer.

  • Le 26 novembre 1999 la cour d’assises de Nancy le condamne à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Lyonelle Gineste, le 5 novembre 1984. Son complice, Joseph Molins (dénoncé par Francis Heaulme en 1996) fut condamné à 10 ans de réclusion criminelle pour complicité de meurtre.

  • Le 8 décembre 2001 la cour d’assises de Metz le condamne à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’Annick Maurice le 29 décembre 1986 à Metz. Le coaccusé du tueur en série, Philippe Elivon, est condamné à 15 ans de réclusion. Ces condamnations sont confirmées en appel par la cour d’assises de Nancy en novembre 2002.
  • Le 16 décembre 2004, il est condamné par la cour d’assises de Reims à une peine de 30 ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté de 20 ans, pour les meurtres de Sylvie Rossi le 18 juillet 1989 à Villers-Allerand, et de Ghislaine Ponsard et Georgette Manesse le 22 juin 1988 à Charleville-Mézière

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Date de dernière mise à jour : 30/10/2016